Œuvres citées : Le seigneur des anneaux – Spy game – Huit femmes – Huit femmes et demie – Les mutants de l’espace – Vanilla sky – Le singe – Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre – Astérix et Obélix contre César
Personnes citées : Michel Ciment – François Ozon – Peter Greenaway – Bertrand Tavernier – George W. Bush – Jamel Debbouze – Gérard Depardieu – Christian Clavier – Édouard Baer – Claude Zidi – Alain Chabat – Cecil B. DeMille – René Goscinny
Le dimanche 30 décembre, dans l’émission de France Inter Le Masque et la Plume (seule émission de radio à peu près sérieuse où l’on entende de la critique de films), trois critiques sur quatre ont dit que Le seigneur des anneaux était ennuyeux – le quatrième, Michel Ciment, étant d’avis plus mitigé.
Dans la semaine qui a suivi, de nombreuses lettres sont arrivées à l’émission. Certaines ont été lues à l’antenne hier soir.
La totalité étaient favorables au film.
La totalité émanaient d’auditeurs entre 15 et 25 ans.
La totalité étaient des lettres d’insultes mettant en cause l’âge des critiques.
Tirez-en la conclusion que vous voudrez.

Vu Spy game. Un film inutile. On attend plutôt Huit femmes, de François Ozon. Je n’ai aucune information, mais ce doit être l’adaptation d’une pièce de 1960, d’après son titre.

Il y a deux ans, Peter Greenaway sortait un film intitulé Huit femmes et demie. Cette année, François Ozon sort un film intitulé Huit femmes. Et on prétend que tout augmente !
(Cette vanne est absolument nulle. Je ne la mets ici que pour mémoire, car je suis certain que Bruno Masure va la faire le mois prochain, sur France Inter ou sur France 2. Ou sur les deux)

Hier, j’ai vu Les mutants de l’espace. La critique a bavé d’enthousiasme sur ce film, mais je l’ai trouvé un peu primaire et emmerdant. En fait, le meilleur film à voir en ce moment, c’est celui de Tavernier.

Le navet de la semaine, c’est incontestablement Vanilla sky. Une succession de scènes lentes, longues, bavardes, qui donc produit un film lent, long, bavard. De plus, on ne comprend rien à l’histoire (ça parle de cryogénisation, une lubie des Américains, obsédés par l’idée de couper à la mort. On frémit à l’idée d’un George Bretzel Bush immortel). Je sens l’urgence de me décrasser l’esprit en allant voir Le singe.

Astérix n’est pas mal du tout. Surtout dans les dialogues. Aucun travail d’acteur, en revanche, et chacun fait ce qu’il a l’habitude de faire à la télé. Je n’aurais pas cru voir un jour Jamel Debbouze faire du kung-fu. On voit peu Depardieu et Clavier. C’est Édouard Baer que j’ai préféré. En tout cas, rien à voir avec le film de Zidi. Si Claude Zidi avait raté le premier Astérix, à mon avis, c’est parce qu’il avait tenté d’imiter le style de la bande dessinée, notamment dans les décors et l’aspect des personnages, et que c’était infaisable. Chabat n’a pas essayé. Il a gardé l’histoire de l’album et quelques dialogues, et il a fait du Chabat. Les personnages et les décors n’ont pas l’aspect « bande dessinée » ; ce serait plutôt du Cecil B. DeMille, en plus animé. Clavier est différent. Depardieu se voit à peine. En revanche, l’obsession du calembour propre à Goscinny se retrouve ici. En prime, on a les gags sonores, absents de la BD, bien sûr.


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Dernière mise à jour de cette page le lundi 19 décembre 2011.