JPM - Films vus - Notules -  Juillet 2020

Notules - Juillet 2020

 

Plus courtes que les critiques, les notules traitent d’un ou plusieurs films, ou de sujets d’actualité en rapport avec le cinéma. Jusqu’en septembre 2004, elles provenaient de divers forums aujourd’hui disparus. Par la suite, elles s’en affranchissent et sont rédigées directement ici.

Œuvres : Été 85 – Grâce à Dieu – Franz – Madre – Que Dios nos perdone – El Reino

Personnes citées : François Ozon – André Téchiné – Rodrigo Sorogoyen

Été 85

Mardi 14 juillet 2020

Réalisé par François Ozon

Sorti en France le 14 juillet 2020

On sait que François Ozon réussit environ un film sur trois, et celui-ci, après sa réussite incontestée, Grâce à Dieu, sur la pédophilie dans l’Église catholique, ou Franz, déraille dans le dernier tiers et dans son drame très peu inattendu, car on le voit venir de loin.

Tous les comédiens sont parfaits, même si le jeune acteur qui incarne Alexis est un peu en retrait. Ozon ne tombe pas dans le piège de la sous-pornographie qui entachait le dernier film de Téchiné, et ses images très fugitives de nu masculin restent tout à fait pudiques. Or le grand pas en arrière qu’opère la fin n’échappe pas au ridicule, malheureusement !

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

Madre

Vendredi 31 juillet 2020

Réalisé par Rodrigo Sorogoyen

Sorti en France le 31 juillet 2020

Sorogoyen a connu le succès avec deux films, Que Dios nos perdone et El Reino, tous deux bien réalisés mais... un peu trop longs. Il a du goût pour les longs plans-séquences, et en insère plusieurs dans Madre, ce dont on ne se plaindra pas.

Autre considération, ce film est l’adaptation, ou plutôt la suite, d’un court métrage de dix-neuf minutes, réalisé par lui en 2017, très dramatique, et son réalisateur l’a inclus ici en ouverture, en faisant du tout un long métrage de deux heures et neuf minutes, ce qui lui a été beaucoup reproché. Pas par moi, car j’ai bien aimé le résultat, et surtout, le fait d’avoir su éviter ce à quoi la critique s’attendait : qu’il explique le fond du problème en révélant si le garçon de seize ans est, oui ou non, celui qui avait disparu sur une plage dix ans auparavant. Nous ne sommes pas dans une enquête policière.

Et, une fois de plus, les films réalisés à l’étranger sont bien meilleurs que ceux qui sont faits chez nous.

En bref : à voir.Haut de la page

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le jeudi 6 août 2020.