JPM - Films vus - Notules -  Août 2020

Notules - Août 2020

Œuvres : Été 85MadreDernier caprice – Ohayô – Bonjour – La troisième femme – Nguoi Vo Ba – Irréversible – Tenet

Personnes citées : Les Frères Jacques – Yasujirô Ozu – Gaspar Noé – Christopher Nolan

Dernier caprice

Lundi 17 août 2020

Réalisé par Yasujirô Ozu

Titre original : Kohayagawa-ke no aki (L’automne de la famille Kohayagawa)

Sorti au Japon le 29 octobre 1961

Sorti en France le 27 janvier 1982

Ressorti en France le 14 juillet 2020

Ganjiro Nakamura, vieillard et chef d’entreprise (il possède une brasserie), se porte mal mais tient à sa vie de toujours, et notamment à la maîtresse qu’il va visiter régulièrement dans une autre ville. Toute sa famille est au courant, tout en admettant la situation. De sorte qu’il n’y a aucun drame familial, bien que ses filles commencent à estimer que tout ça passe un peu les bornes, mais supportent, car l’individu est assez joyeux dans la vie quotidienne. Le seul drame survient lorsque le vieil homme est victime d’une crise cardiaque, et meurt bientôt.

On peut observer que le style pictural d’Ozu est encore utilisé ici  : la caméra ne bouge jamais, elle est toujours posée à moins d’un mètre de hauteur, et filme rarement en plongée, à quelques exceptions près. À l’époque d’Ozu, on ne pratiquait pas cette manie désastreuse de la caméra portée.

J’avoue pourtant préférer un autre des films d’Ozu, Ohayô (en français, Bonjour), sa comédie avec de jeunes enfants qui se révoltent contre leur famille et font la grève de la parole (!), parce que leur mère refuse de leur acheter un poste de télévision. Ces gosses sont marrants et attendrissants. Le film va ressortir la semaine prochaine.

En bref : à voir.Haut de la page

La troisième femme

Mercredi 19 août 2020

Réalisé par Ash Mayfair

Titre original : Nguoi Vo Ba

Sorti au Canada (Festival de Toronto) le 7 septembre 2018

Sorti en France le 19 août 2020

Ce premier film (vietnamien) de la réalisatrice et de l’interprète principale est beau, mais si lent qu’il finit par inspirer de l’ennui : à quatorze ans, May est mariée au fils d’un riche propriétaire terrien, le mari étant déjà pourvu de deux épouses. Naturellement, elle doit se plier à la discipline familiale, et va découvrir peu à peu combien cette société est retardataire. Mais, si elle ne se révolte pas, en revanche, son jeune beau-frère refuse de se marier avec l’épouse que sa famille lui a choisie, car il ne la connaît pas ! Face à son refus obstiné, le patriarche offre au père de la fiancée de lui rendre sa fille, plus le triple de la dot qu’elle a apportée. Mais le père refuse la proposition, et la fille se suicide par pendaison.

Pour ne rien arranger, May se découvre enceinte et amoureuse de sa belle-sœur, qui n’accepte pas cette idylle. Et lorsque May accouche, c’est par une césarienne, dont on peut se demander si elle était en vigueur au Vietnam du dix-huitième siècle. Mais, une fois né, le bébé refuse de téter, et la dernière scène du film suggère fortement que sa mère va le tuer en l’empoisonnant !

Critiques et spectateurs n’ont pas fait un bon accueil au film, qui démarre très mal. En dépit de ses belles images, on pressent qu’il ne fera pas une grande carrière.

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

À l’envers, à l’endroit...

Lundi 24 août 2020

Réalisé par Gaspar Noé

Titre original : Irréversible – Inversion intégrale

Sorti au Canada (Festival de Toronto) le 7 septembre 2018

Sorti en France le 26 août 2020

Le pire des films français jamais sortis, qui date de 2002, va ressortir le 26 août. Et son auteur le remanie, puisque, après avoir raconté son histoire à l’envers, il a tout remis dans l’ordre, espérant ainsi davantage de spectateurs. Ce film s’intitulait Irréversible lors de sa sortie, et je l’avais descendu en flammes ICI. Sans avoir dit un seul mot de l’histoire racontée, afin de remettre les choses au clair. Son auteur s’appelait Gaspard Noé, un argentin installé en France, et qui a produit cinq films de long métrage très racoleurs, dont aucun n’a eu le moindre succès.

C’est dans ce film que Monica Bellucci a scié sa carrière, pour cette séquence de viol dans un tunnel, interminable et nauséeuse. Aujourd’hui, Noé tente de se raccrocher aux branches, mais je doute qu’il y parvienne.

En bref : à fuir.Haut de la page

Tenet

Dimanche 30 août 2020

Réalisé par Christopher Nolan

Sorti en Australie le 22 août 2020

Sorti en France le 24 août 2020

Au début, on prenait Nolan pour un réalisateur inventif. Mais il en a fait beaucoup trop, et on a fini par se rendre compte qu’il compliquait à plaisir ses histoires, n’ayant pour seul but que de paraître intelligent. À partir d’Inception, il est tombé dans l’excès et a fini par lasser même les spectateurs les plus patients. Si bien que, désormais, après cinq films qui n’avaient d’autre but que d’en mettre plein la vue, on ne va plus voir ses films qu’en traînant les pieds.

Bref, Tenet, pellicule à laquelle on ne comprend rien, a touché le fond. Dolan devrait faire preuve d’un peu de simplicité.

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

Epicentro

Lundi 31 août 2020

Réalisé par Hubert Sauper

Sorti aux États-Unis (Festival de Sundance) le 20 janvier 2020

Sorti en France le 19 août 2020

Sauper est un très mauvais cinéaste, qui avait sorti en 2004 Le cauchemar de Darwin, film foncièrement malhonnête, aspect du film que les spectateurs mal renseignés sur la réalité de ce qu’il y rapportait avaient pris pour la vérité. Dans le cas présent, il laisse de côté toutes les vérités pas bonnes à dire concernant le régime politique de Cuba, son dirigeant le dictateur Fidel Castro, et l’état pitoyable de la population, qu’on montre très satisfaite de sa situation.

On ne s’étonnera pas que ce film soit sorti au festival de Sundance, le temple du politiquement correct !

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 122 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le mardi 27 octobre 2020.