Kinopoivre, les films critiqués par Jean-Pierre Marquet - Automne 2001

Second semestre 2005

Pour commencer (mal), le petit dernier de Spielberg, La guerre des mondes. Suivi du quatrième opus sur les morts-vivants de Romero, Land of the dead. Et un fabuleux navet français, L’anniversaire.

La guerre des mondes

Titre original : War of the worlds

Réalisateur : Steven Spielberg

Scénario : Josh Friedman et David Koepp, d’après le roman d’Herbert-George Wells

Interprètes : Tom Cruise (Ray Ferrier), Dakota Fanning (sa fille Rachel), Justin Chatwin (son fils Robbie), Mariann Mayberry (leur mère), David Alan Basche (Tim, son mari), Tim Robbins (Harlan Ogilvy), David Harbour (le docker), Morgan Freeman (la voix du narrateur)

Musique : John Williams

Durée : 1 heure et 56 minutes

Sortie à Paris : mercredi 6 juillet 2005

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Suggestion : que les pontes des grands studios hollywoodiens créent un titre de « Réalisateur honoraire », et qu’ils le décernent en grande pompe à Steven Spielberg au cours de la prochaine cérémonie des Oscars, comme on rend hommage, parfois, aux vieux artistes que l’on enterre vivants. Puis qu’on interdise à Spielberg de s’approcher à tout jamais d’un plateau de tournage. On lui laisserait un bureau, dont on faciliterait l’accès aux journalistes désirant obtenir une interview, tonton Steven raconterait ses débuts à la télé puis au cinéma, on s’attendrirait sur Indiana Jones et sur le requin des Dents de la mer, et l’on n’évoquerait surtout pas ses productions d’après 1987 (dernier film valable, Empire du soleil). Ce serait un service à lui rendre, et qui lui éviterait de tourner au fruit sec, tel Scorsese avant lui.

Déjà, ses interviews précédant la sortie du présent remake laissaient craindre le pire : n’avait-il pas déclaré, comme pour s’excuser de ne filmer que le chaos et l’extermination des Terriens par les Martiens, et de tourner ainsi le dos à tous les bons sentiments exprimés dans E.T. et dans Rencontres du troisième type, qu’il ne pouvait plus observer le ciel et l’espace comme auparavant, depuis les attentats du 11 septembre 2001 ? On croyait Spielberg de gauche, mais il parle aujourd’hui comme George Bush – alors que, politiquement, il est censé être un opposant, comme tous les gens de cinéma, dit-on. Un exemple ? Relevé dans le dialogue entre Tom Cruise et son fils : « Mais qu’est-ce qui se passe, pourquoi tout ça ? – Nous sommes attaqués. – Par des terroristes ? – Mais non, ça vient d’ailleurs ! – D’Europe ? ». Hé oui, pour le Yankee de base, aujourd’hui, quand tout va mal, ça vient forcément d’Europe.

Mais je vous entends d’ici : à part ça, qu’est-ce que tu reproches à ce film ? Beaucoup de choses !

D’abord, d’être sans surprise. Rien n’arrive sur l’écran qui ne soit prévisible, et les catastrophes se succèdent avec une régularité d’horloge. Si encore le scénario était bien conçu et observait une certaine progression dramatique ! Mais non, même pas, la plupart des scènes chocs se placent au début du film, de sorte qu’ensuite, et par comparaison, le spectateur s’ennuie. Pour un film catastrophe, c’est un handicap sérieux. Revoyez plutôt Les dents de la mer, vous comprendrez ce qu’est une progression dramatique, et surtout, vous vérifierez que Spielberg, jadis, a connu cette notion. Serait-ce que ce réalisateur a des trous de mémoire ? Qu’il a mal vieilli ?

Ensuite, tout est laid dans La guerre des mondes. La photo, les décors, les personnages. Laid, voire répulsif. Ainsi, la petite fille, Rachel : d’un bout à l’autre du récit, elle ne cesse de pousser des cris stridents d’un horrible qui passe le raisonnable, un peu comme Fay Wray dans King-Kong, au point que le spectateur en vient à souhaiter qu’elle se fasse bouffer par un Martien charitable, qui nous débarrasserait enfin de l’affreuse gamine. Espoir déçu. Son frère de dix-sept ans n’est pas moins crétin : après avoir traîné une mine maussade sur les trois quarts du récit, voilà-t-il pas qu’il veut suivre l’Armée pour aller combattre les extraterrestres, dont on a pourtant vérifié qu’ils étaient invincibles (ils disposent d’un écran de protection, sur quoi les missiles rebondissent) ?

Vous me direz que cette laideur et ces côtés désagréables sont voulus et qu’ils veulent exprimer le pessimisme des auteurs, Wells d’abord, Spielberg et ses deux scénaristes ensuite. Il n’empêche que Le jour d’après, film de l’année dernière et qui décrivait la destruction de la civilisation par une brusque glaciation due aux excès de la consommation occidentale, nous offrait au moins, à défaut d’un scénario plus original, des images fortes et belles, qu’on chercherait en vain ici. Bref, sans enjoliver la réalité de ce qu’on filme, on peut parfois faire preuve de goût. En fait, la seule scène regardable de La guerre des mondes, et aussi la plus spectaculaire, est une séquence complètement statique, qui décrit un quartier de banlieue sur lequel un avion s’est écrasé : toute la beauté – relative – de la scène est dans le décor de la catastrophe aérienne, avec ses débris éparpillés. Rien ne bouge, mais c’est plus impressionnant que ces ridicules monstres sur pattes filiformes qui arpentent la campagne et volatilisent au laser tout ce qui bouge (mais pas les vêtements de leurs victimes, c’est rigolo).

Et puis, ce manque d’imagination, générateur d’auto-citation stérile ! Ainsi, la dernière séquence mouvementée commence dans une cave où la famille en fuite s’est réfugiée ; les Martiens sont dehors, « soupçonnent » quelque chose de louche dans cet abri provisoire, et y envoient en guise d’éclaireur une sorte de tentacule pourvu d’un œil monstrueux, qui se met en devoir de fouiner un peu partout. Et l’on a ainsi une resucée des deux dinosaures qui recherchaient les gosses dans la cuisine, vers la fin de Jurassic Park. À cette différence près : ici, le spectateur s’en fiche ! Et savez-vous pourquoi le spectateur s’en fiche ? Parce que Spielberg, qu’on croyait plus avisé, a commis une erreur capitale, avoir choisi Tom Cruise pour tenir la vedette de cette histoire. Expliquons.

Le film catastrophe est un genre parfaitement honorable, et l’on revoit toujours avec plaisir La tour infernale ou L’aventure du Poséidon. Mais il y a une condition : le spectateur doit pouvoir s’identifier au héros, si l’on veut qu’il vibre à l’unisson et vive les péripéties en temps réel. Or, comment peut-on encore s’identifier à Tom Cruise, un type qui traîne une telle batterie de casseroles qu’on le prendrait, n’était son âge, pour interpréter Chirac à l’écran ? Mille excuses, mais ça ne passe pas. N’importe qui aurait mieux fait l’affaire que Monsieur Scientologie.

Ce n’est pas tout, reste le cliché récurrent et qui fait tiquer tout le monde. Au vu de ses films, on imagine assez bien Spielberg comme l’États-unien type, passant ses week-ends à visionner à la télé des matches de base-ball en sifflant des bières en boîte, évidemment idolâtre de la Famille, et en prime, digérant mal le divorce de ses parents (il nous en parle dans tous ses films). De sorte qu’ici, une fois de plus, nous avons le père divorcé que ses gosses tiennent pour un minable, mais qui regagnera leur affection à la dernière bobine. Je supplie quiconque me lira de bien vouloir me faire connaître d’urgence un film hollywoodien dans lequel on ne retrouve pas ce fatras bien-pensant. Merci.

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

Land of the dead

Titre original : Land of the dead

Réalisateur : George Romero

Scénario : George Romero

Interprètes : Simon Baker (Riley), John Leguizamo (Cholo), Dennis Hopper (Kaufman), Asia Argento (Slack), Robert Joy (Charlie),

Musique : Reinhold Heil et Johnny Klimek

Durée : 1 heure et 33 minutes

Sortie à Paris : mercredi 10 août 2005

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George Romero est un sacré roublard ! Depuis son premier film, La nuit des morts-vivants, en 1968 (il en a réalisé une vingtaine, après avoir débuté dans le film publicitaire), toute sa réputation est bâtie sur le même truc des morts qui reviennent à la vie, et dont la morsure suffit à faire de la victime un autre mort-vivant cannibale, processus répété à l’infini. Comme cette première mouture tombait en 1968, année de la « révolution », il n’en fallut pas davantage pour faire de lui un cinéaste contestataire, dont les films étaient des paraboles sur la société de consommation, sur l’oppression, et sur un tas de thèmes dits « de gauche », propres à faire de lui un auteur respectable. En quelque sorte et toutes proportions gardées, la voix des laissés pour compte.

Je ne suis pas tout à fait certain que ses films sur les morts-vivants, dont Land of the dead est le quatrième épisode, soient vraiment fondés sur ces nobles préoccupations. Le tout premier, en noir et blanc, Night of the living dead déjà cité, film de 96 minutes réalisé avec un budget dérisoire et visant de toute évidence le public de jeunes qui peuple les drive-ins le samedi soir, était quasiment muet. Il se déroulait entièrement de nuit et ne comportait qu’un seul décor : les héros, un jeune couple, échouait dans une maison isolée, donc sinistre, où toute l’action se tenait – action qu’on pouvait résumer en une ligne, soit dit en passant. Le tournage fut du reste une sacrée rigolade, puisque le sang était remplacé, noir et blanc l’autorisant, par du chocolat liquide, de quoi écœurer à jamais les figurants forcés de le laper à satiété. Le succès de ce petit film fut surtout dû à la contre-publicité que lui fit le « Reader’s Digest », publication familiale bien connue, qui eut la stupidité de réclamer son interdiction pour apologie du cannibalisme, avec le résultat qu’on imagine. Ayant ainsi gagné beaucoup d’argent, Romero put continuer à tourner, toujours dans le même genre, le film d’horreur. Dix ans plus tard, il reprit le thème de La nuit des morts-vivants, sous le titre Dawn of the dead, film de 100 minutes rebaptisé chez nous Zombie. Certains ont prétendu que, cette fois, les intentions étaient parodiques, mais il est assez évident que non. Néanmoins, pour avoir situé toute l’action dans un hypermarché assiégé par les zombies, on peut croire à un début de critique de la société de consommation, mais elle est à peine ébauchée. En couleurs, le film est plutôt réussi et moins monotone quant aux diverses péripéties. Je pense que c’est le meilleur de la tétralogie. On en a d’ailleurs fait un remake, un de plus, en 2004, signé Zack Snyder, un débutant, et sous le même titre. En 1985, Romero sortit Day of the dead, suite logique, de 102 minutes, et qui se déroulait cette fois dans une base militaire souterraine. Film assez médiocre et qui eut peu d’échos.

Land of the dead emploie pour la première fois des acteurs connus. Dennis Hopper joue l’un des deux méchants, Kaufman, l’homme le plus riche de la ville où cette fois se déroule l’action, dont on note que, de film en film, le champ géographique s’étend. C’est une sorte de Gotham-City sans Batman, où se sont réfugiés les êtres normaux, assiégés par les zombies, de l’autre côté du fleuve qu’ils ne savent pas traverser – mais on devine qu’ils vont en trouver le moyen, sinon il n’y aurait pas de film ! Kaufman « règne sur un empire », comme on dit dans les feuilletons télévisés, donc sa fortune lui permet, moyennant l’octroi au peuple « de jeux et de vices », selon ses propres termes, de faire tout ce qu’il veut. À son service, une petite troupe de mercenaires, commandée par Riley, et le principal de ses hommes de main, le personnage le plus intéressant de l’histoire, Cholo, autre méchant, interprété par John Leguizamo, qui s’y montre excellent acteur. Asia Argento joue une prostituée, personnage totalement inutile et qui n’est guère que la nana de service. En vedette invitée, un énorme gadget, une sorte de char d’assaut bourré d’armes propres à éliminer définitivement les morts-vivants qui lui servent de cible, pour peu que leur tête soit détruite (bon à savoir...).

Le scénario est un peu plus travaillé que lors des films précédents, et prend soin de laisser la porte ouverte à un cinquième épisode. Le principal méchant, Kaufman, est évidemment tué ; l’autre méchant, Cholo, est mordu par un zombie, donc il ne finit pas mieux ; et la troupe de mercenaires émigre à la fin vers le Canada, qui apparemment n’est pas épargné par les envahisseurs.

Les trucages sont plus élaborés, les atrocités moins nombreuses, les dialogues abondants, et le comportement des personnages fait montre d’un peu plus de cohérence que dans une banale série B. Donc Romero n’a pas perdu la main.

Une remarque accessoire, tout de même : chaque sortie d’un nouveau film de la série occasionne le retour de l’éternel cliché, selon lequel La nuit des morts-vivants serait un « film-culte ». Il serait peut-être temps de tordre le cou à ce bobard, et de rappeler, comme le fait judicieusement Martin Winckler dans son dernier livre sur les séries télévisées, que cette expression désigne en réalité un film qui n’a obtenu aucun succès lors de sa sortie, sauf auprès de quelques admirateurs, fervents et inconditionnels – public restreint, mais qui a réussi à justifier que l’exploitation du film se poursuive : souvent, sa carrière continue à la télévision, ce qui compense sa traversée du désert dans les salles. Par conséquent, un film à succès comme Star wars ou Le père Noël est une ordure n’a rien d’un film-culte !

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

L’anniversaire

Réalisatrice : Diane Kurys

Scénario : Diane Kurys et Daniel Saint-Hamont

Interprètes : Lambert Wilson (Raphaël), Michèle Laroque (Élisabeth), Jean-Hugues Anglade (Alberto), Pierre Palmade (Jacques), Antoine Duléry (Charlie), Isabella Ferrari (Gabriella), Zoé Félix (Fred), Florence Thomassin (Jenny), Fabio Sartor (Giovanni), Philippe Bas (Jean-Louis), Jean-Claude de Goros (Max), Marianne Guillerand (Marianne), Axelle Abbadie (Florence), Mohamed Nadif (Kader), Daniel Saint-Hamont (Dalier), Ségolène Bonnet (Réceptionniste hôtel), Tulika Dubois (Betty)

Musique : Pancho Abaldonato, Jeff Bourassin et Boris Theullier

Durée : 1 heure et 40 minutes

Sortie à Paris : mercredi 21 septembre 2005

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Ce film est un chef-d’œuvre. De comique involontaire. Scénario et dialogues, tout est parfait. Jugez-en.

En 1981, Raphaël, son frère Alberto et quelques copains idéalistes ont monté une de ces radios dites (à l’époque) « libres ». Puis Raphaël a découvert que Mitterrand s’apprêtait à autoriser la publicité sur la bande FM – déjà, le candidat qui lavait plus blanc favorisait ses copains discrets, tous milliardaires... Sans leur en parler, Raphaël a donc racheté à ses amis et à son frère, pour l’équivalent de deux cornets de frites, leurs parts de la station de radio, laquelle, dans les mois et les années suivants, a pris une plus-value gigantesque. Aujourd’hui, Raphaël, devenu un grossium, fait dans la télé-réalité, vient de conclure un accord avec un groupe hollandais (rien à voir avec Endemol, donc), et, sous prétexte de commissions à verser, a mis de côté, à gauche pourrait-on dire, la modique somme de vingt millions d’euros, que le fisc ne connaîtra pas. Premier point.

Second point, son frère Alberto, qui désormais le hait, vient d’écrire un livre saignant sur lui, ses relations et ses magouilles. Raphaël va-t-il faire jouer lesdites relations pour empêcher la publication ? Au contraire, il la favorise secrètement ! Puis il invite le frère et les copains jadis roulés dans la farine à fêter avec lui son anniversaire dans sa somptueuse villa – sise évidemment à Marrakech, pas à Béthune. Il compte, au dessert, leur annoncer qu’il va leur donner, à tous les cinq, quatre millions d’euros à chacun, les fameux vingt millions détournés, car le livre de son frangin l’a ému et lui a rappelé que ce qui compte, c’est l’amour. Sic. Je suis certain que, tout comme moi, vous adorez les récits édifiants, et quoi de plus édifiant qu’une conversion d’un ponte de la télé-poubelle ? Sûr que s’il voit le film, Bouygues va distribuer sa fortune aux Petites Sœurs des Pauvres.

On sent bien que la réalisatrice et son scénariste entendent montrer que tout le monde est susceptible d’aller à la soupe, sur le thème toujours mitterrandien de l’argent qui corrompt tout (et il savait de quoi il parlait, le bougre, sans doute inspiré par le fameux Hôpital qui se fout de la Charité), puisqu’aucun des anciens gauchos ne refuse le cadeau ! L’ennui est que cet aspect, au demeurant pas très original, n’est pas du tout développé, car on passe vite à autre chose ; et, sur ce canevas de la conversion, dont le réalisme ne peut échapper à personne, on greffe quelques histoires personnelles, notamment la plus émouvante, celle de ce beau jeune homme du service informatique, Jean-Louis, que l’adjoint de Raphaël rêve de sauter et qui, à cette fin, l’a embarqué à Marrakech. Le garçon est du genre homophobe, mais, vu qu’il a, comme tout le monde dans ce milieu, une « idée d’émission » (re-sic), il est prêt au Grand Sacrifice, attendu que, d’une part, personne ne le saura à Paris, et que, d’autre part, ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Je vous avais dit que c’était un épisode romantique.

Autre épisode, destiné à illustrer la dérive de cette télé que nous aimons tant, l’adjointe de Raphaël a truffé la villa de caméras, installé un studio secret, puis, sans l’aide d’aucun technicien, a enregistré tout ce qui s’est passé durant le week-end entier, à l’insu bien entendu du maître de maison – qui, probablement, n’avait jamais vu de caméra et ne pouvait donc s’apercevoir de rien. La perfide, qui avait, tiens-tiens, une « idée d’émission », voulait faire du document ainsi concocté un pilote, et le proposer à son patron évidemment ravi.

Après cela, trois fois hélas, Alberto se découvre un cancer du pancréas, et ses bons amis se demandent s’ils ne devraient pas, toujours mus par cet amour dont je parlais plus haut... l’euthanasier : à Paris, ce serait un peu délicat, mais à Marrakech, n’est-ce pas... Pourtant, quoique agonisant, Alberto va très bien, semble même se rétablir, cas fréquent avec le cancer du pancréas, si bien que tout le monde est content et finit par danser au son d’un vieil enregistrement de leur première émission de radio.

En prime à ce scénario magnifique, totalement exempt de contradictions, d’invraisemblances et bien sûr de clichés, le dialogue est écrit avec beaucoup de délicatesse et sans aucun snobisme. Pour faire vrai, histoire de rappeler qu’on est dans le milieu de la télé, on cite des noms de personnages réels, mais, par prudence, rien que des morts : Mitterrand, Elkkabach... Ainsi, lorsque Alberto découvre que son frère possède un beau télescope et qu’il est passionné d’astronomie, il lui avoue qu’il ne comprend pas comment on peut encore voir une étoile des siècles après qu’elle se soit éteinte ; son frère lui fournit l’explication, et ajoute : « C’est Hubert Reeves qui me l’a dit ». En effet, il ne fallait pas moins qu’Hubert Reeves pour expliquer le prodigieux phénomène, qu’un gosse de CM1 comprendrait sans peine.

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

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Dernière mise à jour de cette page le dimanche 11 octobre 2015.