JPM - Films vus à la télé - Octobre 2011

Films vus à la télé - Octobre 2011

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées : L’aigle des mersThe sea hawk – Le discours d’un roi – Casablanca – Les voyages de Gulliver – The three worlds of Gulliver – Citizen Kane – La splendeur des Amberson – The ghost and Mrs Muir – Le jour où la Terre s’arrêta – L’affaire Cicéron – Vertigo – La mort aux trousses – Billy Elliot – The full monty – Les virtuoses – The reader – Toast – Cheval de guerre

Personnes citées : Michael Curtiz – Howard Koch – Seton I. Miller – Errol Flynn – Jack Sher – Jonathan Swift – Bernard Herrmann – Ray Harryhausen – Stephen Daldry – Lee Hall – Jamie Bell – Steven Spielberg

L’aigle des mers

Lundi 10 octobre - Ciné+ Classic

De Michael Curtiz, en 1940. Titre original ; The sea hawk. Scénario de Howard Koch et Seton I. Miller. Durée, 2 heures et 7 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti aux États-Unis le 1er juillet 1940, en France le 26 décembre 1946.

Film d’aventures maritimes, au temps où la reine d’Angleterre Elizabeth affrontait Philippe II d’Espagne, qui prétendait posséder le monde entier. Errol Flynn incarne un corsaire anglais qui arraisonne un navire où voyage l’ambassadeur d’Espagne se rendant à Londres, accompagné de sa jolie nièce, destinée à devenir dame de compagne d’Elizabeth. Naturellement, le capitaine corsaire tombe amoureux de la fille, qui le repousse d’abord parce qu’elle méprise les voleurs, mais finit par succomber à son charme parce qu’il s’est montré chevaleresque en lui restituant ses bijoux !

L’intrigue n’est pas à prendre au sérieux, mais le discours final de la reine sonne étrangement, un peu comme celui du roi George VI dans Le discours d’un roi, lorsqu’il appelle à résister contre les nazis qui ont décidé de s’approprier l’Europe entière.

La séquence de l’abordage du vaisseau espagnol, au début, avec le combat qui s’ensuit, est une séquence d’anthologie. Là, Curtiz a, comme on dit, « mis le paquet » ! En 1940, il avait déjà vingt-huit ans d’expérience, et il devait réaliser... 173 films ! Record battu. Deux ans plus tard, ce sera Casablanca...

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Les voyages de Gulliver

Lundi 17 octobre 2011 - Ciné+ Famiz

De Jack Sher, en 1960. Titre original, The three worlds of Gulliver. Scénario du réalisateur et d’Arthur A. Ross, d’après le roman de Jonathan Swift Gulliver’s Travels. Durée, 1 heure et 40 minutes. Couleurs (Eastmancolor), format 1,37:1. Sorti au Royaume-Uni le 30 novembre 1960, à une date inconnue en France.

Le roman de Swift, qui, contrairement à ce film, n’a jamais été destiné aux enfants (!), est une satire virulente du genre humain, mais l’adaptation édulcore considérablement,  non seulement le propos, mais aussi les péripéties. Ainsi, dans le livre, Gulliver se fait haïr de la reine de Lilliput parce que, pour éteindre un début d’incendie qui menace le palais royal, il arrose l’édifice d’un jet d’urine, geste sacrilège qui souille le palais et donc le rend inhabitable par une famille royale ; dans le film, il se contente de recracher sur le feu le vin bu directement dans un tonneau.

En fait de trois voyages, on n’en voit que deux, à Lilliput et à Brobdingnac : l’île volante faire de diamants, Laputa (un nom qui n’est pas choisi au hasard par Swift !), et le pays des Houyhnhnms – des chevaux – où Gulliver retrouvera sa foi envers la Création, sont passés à la trappe.

Jack Sher n’a réalisé que six films, il était surtout scénariste. À noter que la musique est due à Bernard Herrmann, pas très en forme, alors qu’il avait déjà derrière lui des chefs-d’œuvre comme Citizen Kane, où il débutait, mais aussi La splendeur des Amberson, The ghost and Mrs Muir, Le jour où la Terre s’arrêta, L’affaire Cicéron, Vertigo et La mort aux trousses. On ne retrouve que par bribes quelques échos de ses célèbres harmonies aux cordes. Quant aux trucages, qui ne doivent rien au numérique, ils sont dus à l’illustre Ray Harryhausen.

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Billy Elliot

Jeudi 20 octobre 2011 - Ciné+ Famiz

De Stephen Daldry, en 2000. Scénario de Lee Hall. Durée, 1 heure et 50 minutes. Couleurs, format 1,85:1. Sorti au Royaume-Uni le 29 septembre 2000, en France le 20 décembre 2000.

Film que j’avais jugé un peu sévèrement lors de sa sortie, mais on a vu tellement pire depuis ! Il s’agissait, comme dans The full monty et Les virtuoses, de montrer une ascension sociale par le biais d’un art (quoique, pour le premier, le strip-tease ne relève pas exactement de l’art !). Ici, c’est donc la danse classique, et c’est un garçon que l’on suit dans son parcours et sa lutte contre les préjugés populaires (danseur égale pédé).

Le scénario n’est pas fracassant, mais le film est sauvé de la banalité par son interprète, Jamie Bell, qui avait quatorze ans au moment du tournage où il débutait (son personnage est censé en avoir douze), et qui, bon danseur autant que doué pour la comédie, est devenu ensuite un acteur apprécié. Si vous ne voyez pas qui c’est, il joue Tintin dans le film de Spielberg... mais on ne le voit pas à l’écran ! Le réalisateur, lui, a tourné en 2008 The reader, que beaucoup de critiques ont assassiné – à tort. Le scénariste est l’auteur de Toast, sorti il y a peu, et de Cheval de guerre, réalisé par le même Spielberg et qui sortira chez nous le 12 janvier prochain.

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le vendredi 21 octobre 2011.