JPM - Films vus à la télé - Avril 2014

Films vus à la télé - Avril 2014

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées : Le crime de monsieur Lange – Les bas-fonds – Partie de campagne – La grande illusion – La Marseillaise – Rusty JamesRumble fish – Apocalypse now – Coup de cœur – Outsiders

Personnes citées : Jean Renoir – Jean Castanier – Jacques Becker – André Halley des Fontaines – René Lefèvre – Jules Berry – Francis Coppola – Matt Dillon – Nicolas Cage

Le crime de monsieur Lange

Lundi 2 avril 2014 - Ciné+ Classic

De Jean Renoir, en 1936. Scénario du réalisateur et de Jacques Prévert, d’après une histoire de Jean Castanier. Durée, 1 heure et 20 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 24 janvier 1936.

L’auteur de l’histoire, Jean Castanier, qui a aussi participé au décor du tournage, était un peintre catalan, et il l’avait proposée à son ami Jacques Becker, réalisateur honorable mais qui n’a fait que dix-sept films, presque tous de qualité d’ailleurs. Becker avait accepté l’idée, mais le producteur André Halley des Fontaines n’eut pas confiance en lui et fit appel à Jean Renoir, plus expérimenté, et dont Becker avait été l’assistant sur Les bas-fonds et Partie de campagne – qui pourtant sortirent après Le crime de monsieur Lange. Furieux contre Renoir, le blackboulé refusa d’être assistant sur ce film-là ! Il se ravisa dès l’année suivante et accepta le même travail sur La grande illusion et La Marseillaise.

L’idée, qui séduisit le très à gauche Jean Renoir, était de décrire la constitution d’une coopérative ouvrière, composée essentiellement d’imprimeurs et d’ouvrières d’une blanchisserie, installée autour d’une cour qui fut le pricipal décor de l’histoire. Amédée Lange, joué par l’excellent René Lefèvre, par ailleurs bon écrivain, a tué leur patron, Batala, une ordure jouée par Jules Berry, et il fuit la police pour gagner la frontière belge. Reconnu dans un café, il est « jugé » par les ouvriers présents, qui l’acquittent après avoir entendu son histoire !

Ce film très orienté a été tourné juste avant le Front Populaire, et l’annonce, en quelque sorte. On est un peu surpris de trouver la réalisation un peu bâclée, alors que le film suivant de Renoir, La grande illusion, brille par sa perfection formelle. Néanmoins, il reste intéressant.

En bref : à voir.Haut de la page

Rusty James

Mardi 8 avril 2014 - Ciné+-Club

De Francis Coppola, en 1983. Titre original, Rumble fish. Scénario du réalisateur et de Susan Eloise Hinton, d’après son roman éponyme. Durée, 1 heure et 34 minutes. Noir et blanc, avec quelques plans en couleurs. Format, 1,85:1. Sorti aux États-Unis le 7 octobre 1983, en France le 15 février 1984.

Après sa demi-Palme d’Or à Cannes en 1979 pour Apocalypse now, Coppola s’est lancé dans une série de petits films expérimentaux, Coup de cœur en 1982, Outsiders l’année suivante, et enfin ce Rusty James, sur un scénario assez dénué d’intérêt : Rusty James est un jeune homme qui vit dans la nostalgie de son frère aîné Motorcycle Boy, lequel avait quitté la ville, et qui revient, désabusé. Quelques bagarres entre gangs agrémentent cette pâle histoire.

Le film ne tient guère que par la beauté de Matt Dillon, qui avait alors dix-neuf ans, et comporte dans sa distribution quelques acteurs connus, ainsi que le neveu de Coppola, le mauvais acteur Nicolas Cage, qui n’aurait jamais fait carrière sans lui – mais on sait combien le népotisme sévit dans le cinéma. Quelques plans fantastiques figurant les fantasmes du héros coupent la monotonie du récit, mais le film, très conforme à la mode de l’époque, n’est guère visible aujourd’hui et apparaît comme démodé.

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

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Dernière mise à jour de cette page le samedi 10 mai 2014.