JPM - Films vus à la télé - Mai 2014

Films vus à la télé - Mai 2014

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées : Le pontDie Brücke – Le jour le plus long – Le pigeon

Personnes citées : Bernhard Wicki – Michael Mansfeld – Karl-Wilhelm Vivier – Manfred Gregor – Mario Monicelli – Agenore Incrocci – Furio Scarpelli – Suso Cecchi D’Amico – Italo Calvino

Le pont

Lundi 5 mai 2014 - Arte

De Bernhard Wicki, en 1959. Titre original, Die Brücke. Scénario du réalisateur, de Michael Mansfeld et Karl-Wilhelm Vivier, d’après un roman de Manfred Gregor. Durée, 1 heure et 43 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en Allemagne de l’Ouest le 22 octobre 1959, en France à une date inconnue, propablement 1961.

La présentatrice qui annonçait ce film sur Arte a prétendu qu’il n’avait jamais été diffusé en France. Elle était mal renseignée, car je l’avais vu dans une petite ville, Clermont-l’Hérault !

La Deuxième Guerre mondiale tire à sa fin, et, quelques jours avant la fin, le Reich en est à incorporer des lycéens dans l’armée. Une classe de sept garçons est ainsi recrutée sur place, le 26 avril 1945, dans son propre village, et certains des garçons, très patriotes, n’attendaient que ça. Mais un sous-officier instructeur, compatissant, les affecte dès le lendemain à la garde du pont qui conduit au village, leur faisant croire que l’objectif étant stratégique, ils doivent le défendre à tout prix et n’en pas bouger. Bien entendu, cela tourne mal, les soldats chevronnés de la Wehrmacht fuient les troupes des États-Unis, et lorsque celles-ci arrivent, les malheureux lycéens sont presque tous tués.

Le film, magnifiquement photographié, mis en scène par un acteur-scénariste-réalisateur autrichien très connu (Le pont est son deuxième film, il a réalisé par la suite les séquences allemandes pour Le jour le plus long), mise beaucoup sur l’identification du spectateur avec les jeunes personnages, sans aucunement jouer du violon néanmoins : l’émotion vient de la situation et du paradoxe entre l’âge des garçons et ce qu’on leur demande pour défendre leur pays. Il n’y a aucune fausse note, et ce film de guerre est l’un des plus grands qui aient été faits.

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Le pigeon

Lundi 26 mai 2014 - Arte

De Mario Monicelli, en 1958. Titre original, I soliti ignoti. Scénario du réalisateur et d’Agenore Incrocci, Furio Scarpelli et Suso Cecchi D’Amico, d’après une nouvelle d’Italo Calvino. Durée, 1 heure et 46 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en Espagne le 30 juin 1958, en Italie le 26 juillet 1958, en France le 11 septembre 1959.

Le titre italien signifie « Les suspects habituels ».

J’ai déjà traité de ce film il y a trois ans, et je voudrais seulement ajouter qu’il est repassé l’année dernière sur Ciné+ Classic, pendant une semaine, où il était irregardable, car la chaîne n’a jamais remédié au mauvais affichage de ses sous-titres, qui, soit n’apparaissent pas, soit ne restent à l’écran qu’une fraction de seconde, de sorte qu’il est impossible de les lire. Souvent, j’ai critiqué Arte pour ses sous-titres qui ne s’affichent pas dans la bonne langue, mais lorsqu’ils s’affichent, ils sont corrects. Ce qui était le cas ici.

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le mardi 27 mai 2014.