JPM - Films vus à la télé - Février 2017

Films vus à la télé - Février 2017

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées : La chambre ardente – Diaboliquement vôtre

Personnes citées : Julien Duvivier – Charles Spaak – Alain Delon – John Dickson Carr – Adrian Conan Doyle – Arthur Conan Doyle – Claude Piéplu

La chambre ardente

6Lundi 6 février 2017 - France 3

De Julien Duvivier, en 1962. Scénario du réalisateur et de Charles Spaak, d’après un roman de John Dickson Carr. Durée, 1 heure et 50 minutes. Noir et blanc, format 1,85:1. Sorti en France (cinéma Marignan) le 30 mars 1962.

Le film, qui était à l’origine au format 1,85, a été diffusé en 1,66 au Cinéma de minuit de France 3.

En 1962, toute la carrière (brillante) de Julien Duvivier est derrière lui, et il ne fera plus que trois films mineurs après cela – le dernier, Diaboliquement vôtre, avec toutefois Alain Delon. La chambre ardente est tiré d’un célèbre roman policier de John Dickson Carr – lequel, détail peu connu, avec collaboré avec Adrian Conan Doyle pour dix nouvelles sur Sherlock Holmes, dont une est la seule qui contienne la fameuse réplique « Élémentaire mon cher Watson », que l’auteur originel Arthur Conan Doyle n’avait jamais employée !

Il faut dire que ce film, qui utilise des acteurs à la mode et simplifie beaucoup l’histoire contée par un roman effroyablement compliqué, n’a rien d’original. Il recèle même une scène ratée, le célèbre épisode dans lequel un personnage « passe à travers un mur » (en réalité, c’est un jeu de miroir), scène qui est un clou du roman. Là, Duvivier ne montre pratiquement rien, et l’explication est bâclée, y compris visuellement. Scénariste et réalisateur semblent s’être principalement intéressés à décrire une famille de grands bourgeois, impatiente de voir mourir un oncle à héritage excentrique et misanthrope. Les acteurs font leur numéro, sans plus. À noter, celui très court de Claude Piéplu en policier enquêteur, dont la réplique fnale laisse penser que le meurtre n’en a pas été un et que la victime a bien pu mourir de mort naturelle. C’est sarcastique, et pas dans le ton du livre !

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

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Dernière mise à jour de cette page le jeudi 9 mars 2017.