JPM - Films vus à la télé - Septembre 2017

Films vus à la télé - Septembre 2017

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées : Week-end à Zuydcoote – Dunkerque – L’assassin habite au 21 – Miquette et sa mère – Quai des Orfèvres – Knock – Knock, ou le triomphe de la médecine

Personnes citées : Henri Verneuil – Christopher Nolan – Jean-Paul Belmondo – Henri-Georges Clouzot – Suzy Delair – Guy Lefranc – Jules Romains – Louis Jouvet – Pierre Larquey – Louis de Funès

Week-end à Zuydcoote

Dimanche 3 septembre 2014 - Arte

D’Henri Verneuil, en 1964. Scénario de François Boyer, d’après le roman de Robert Merle. Durée, 1 heures et 59 minutes. Couleurs (Eastmancolor), format 2,55:1. Sorti en France le 18 décembre 1964.

Arte a bien fait de profiter de la sortie du Dunkerque de Nolan pour programmer ce film de Verneuil qui, même s’il n’a jamais passé pour un grand auteur de films, n’en est pas moins un bon réalisateur, et il le prouve ici.

Le point de vue est très différent de celui affiché par Nolan, qui ne s’est pas intéressé aux Français dans son film. Ici, au contraire, ils sont au premier plan et tous les personnages sont joués par de grands acteurs, Belmondo en tête. Le film a d’ailleurs été remis à neuf, et la copie est impeccable.

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L’assassin habite au 21

Jeudi 7 septembre 2017 - Ciné+ Classic

D’Henri-Georges Clouzot, en 1942. Scénario du réalisateur et de Stanislas-André Steeman, d’après son roman. Durée, 1 heures et 24 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 7 août 1942.

Un mystérieux assassin sème la peur dans Paris. La seule trace qu’il laisse est une carte de visite au nom de Monsieur Durand. L’inspecteur de police Wens s’attaque à l’enquête, pendant que sa maîtresse, Mila Malou, une chanteuse sans engagements, en fait autant de son côté. Or un témoin affirme avoir trouvé un lot de ces cartes de visite devant la porte d’une pension de famille. Chacun de son côté, Wens et Mila se font admettre comme pensionnaire dans cet endroit, où vivent déjà et depuis plusieurs années quelques personnages pittoresques qui se disputent sans arrêt.

À l’épilogue, Wens découvre que l’assassin recherché est un trio de ces pensionnaires, et il pavient à semer entre eux la zizanie pour éviter qu’ils le tuent.

Cette pseudo-histoire policière est en réalité une comédie satirique, un genre que Clouzot va rarement aborder. Il en fera une autre neuf ans plus tard, Miquette et sa mère, toujours pour exposer sa vision pessimiste du genre humain.

À noter que la vedette féminine est Suzy Delair, sa maîtresse du moment, excellente chanteuse lyrique, qu’il utilisera aussi en 1947 dans Quai des Orfèvres, film plus accompli.

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Knock

Lundi 11 septembre 2017 - France 3

De Guy Lefranc, en 1951. Scénario de Georges Neveux, d’après la pièce de Jules Romains. Durée, 1 heures et 38 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 21 mars 1951.

Au théâtre, Louis Jouvet a interprété cette pièce de Jules Romains des centaines de fois, à partir de 1923, année où l’action se passe. Il avait d’ailleurs, en 1933, déjà joué dans une première version de ce film, Knock, ou le triomphe de la médecine, avec d’autres partenaires dont Pierre Larquey. L’adaptation est très bien montée, et les acteurs sont très bons, même si Louis de Funès, qui n’a qu’une phrase à dire (il est « le malade qui a perdu cent grammes », sic) n’a pas son nom au générique.

Quant à Jouvet, qui joue un médecin sans scrupules, il ne dévoile jamais le fond de son personnage, sauf dans le dernier plan, où, tourné vers la fenêtre, il a un demi-sourire sarcastique.

Guy Lefranc signait là son premier film, et n'a fait que des comédies entre 1951 et 1970, avant de ne plus faire que de la télévision.

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Dernière mise à jour de cette page le lundi 11 septembre 2017.