a JPM - Films vus - Notules - Avril 2018

JPM - Films vus - Notules -  Avril 2018

Notules - Avril 2018

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées : Les amoureux sont seuls au monde – La belle équipe – Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Personnes citées : Henri Decoin – Henri Jeanson – Louis Jouvet – Dany Robin – Julien Duvivier – Jean Yanne – Gérard Sire

Les amoureux sont seuls au monde

Lundi 2 avril 2018 - France 3

D’Henri Decoin, en 1948. Scénario et dialogues d’Henri Jeanson. Durée, 1 heure et 45 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 15 septembre 1948.

Louis Jouvet joue un compositeur de musique à succès, marié heureusement depuis très longtemps avec une femme qui l’aime et qu’il aime. Mais, par hasard, il fait la connaissance d’une jeune pianiste, que joue Dany Robin, et qui a du talent. Il la pousse à se produire en public, malheureusement, un journal à scandale invente une idylle entre eux. Lui n’est pas amoureux d’elle, bien qu’il se laisse séduire durant quelque temps, avant de revenir à sa femme Sylvia. Hélas, Sylvia se suicide pour le laisser libre.

Le film, comme La belle équipe de Julien Duvivier, a deux fins, une pessimiste, et un autre pour les spectateurs qui préfèrent les fins heureuses. Mais, dans le cas présent, on a collé ces deux épilogues l’un à la suite de l’autre. Le plus curieux, c’est que le film a été rénové tout du long en effaçant les taches et rayures, sauf dans cette partie avec une fin heureuse, où Sylvia apprend que son mari l’aime plus que jamais, et elle ne se suicide donc pas. Cette partie demeure dans la version de moindre qualité.

Jouvet chante assez médiocrement le refrain qui a servi de titre, mais ne sait visiblement pas jouer du piano. Néanmoins, le film est passable, bien interprété, et pas du tout ennuyeux.

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Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Vendredi 13 avril 2018 - Ciné Plus Classic

De Jean Yanne, en 1972. Scénario du réalisateur et de Gérard Sire. Durée, 1 heure et 45 minutes. Couleurs (Eastmancolor), format 1,66:1. Sorti en France le 5 mai 1972.

C’était le premier film de Jean Yanne comme réalisateur et co-auteur, et le plus populaire, en raison de son audace inédite : Yanne, bien avant tout le monde, tapait sur tout ce qui le hérissait, à commencer par ce qu’il connaissait le mieux, les radios commerciales. Épaulé par tout ce que le cinéma français comptait d’acteurs talentueux, il se livre à un réjouissant jeu de massacre, religion, publicité, finances, reportages bidonnés, théâtre culturel, fausse gastronomie, fausse médecine, sans oublier les impostures sur les guérisons miraculeuses. Le film, soutenu par les chansons impertinentes écrites par lui et son complice de la radio Gérard Sire, n’a presque pas vieilli, et les cibles de Yanne sont malheureusement toujours en place ! Hélas, la situation s’est aggravée... Donc, on rit beaucoup, mais on rit jaune.

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le samedi 14 avril 2018.