JPM - Films vus - Notules -  Octobre 2019

Notules - Octobre 2019

 

Plus courtes que les critiques, les notules traitent d’un ou plusieurs films, ou de sujets d’actualité en rapport avec le cinéma. Jusqu’en septembre 2004, elles provenaient de divers forums aujourd’hui disparus. Par la suite, elles s’en affranchissent et sont rédigées directement ici.

Œuvres : ChambordInséparablesAu nom de la terreAlice et le maireL’angle mort

Personnes citées : Laurent Charbonnier – Georges Pompidou – Valéry Giscard d’Estaing – Charles De Gaulle – Varante Soudjian – Nicolas Pariser – Patrick-Mario Bernard – Pierre Trividic

Chambord

Mercredi 2 octobre 2019

Réalisé par Laurent Charbonnier

Sorti en France le 2 octobre 2019

L’affiche est parlante : le château est relégué à l’arrière-plan, très loin, et le premier plan est occupé par des animaux. Façon de nous rappeler que le film a été produit en partie par la Fédération des chasseurs, avec le concours de la région. Bref, c’est un documentaire publicitaire, ce qu’on peut trouver déplacé, et d’autant plus que le château lui-même est très peu montré. Ce que l’on voit ? En permanence, envahissant le film, des cerfs, des sangliers, et des tas d’oiseaux. Les rares êtres humains, représentés autrement qu’en dessins fixes ou animés, n’apparaissent que dans la séquence finale : touristes, et ouvriers travaillant à la réfection des lieux, très abîmés.

Et la politique ? On ne cite que Pompidou et Giscard, qui ont été chasseurs, mais pas un mot sur les autres présidents, même pas De Gaulle, jamais nommé ni montré. En revanche, on martèle constamment que les chasseurs contribuent à la protection de la nature et des animaux qui y vivent !

Bref, inutile d’aller voir ce film.

En bref : à fuir.Haut de la page

Inséparables

Vendredi 4 octobre 2019

Réalisé par Varante Soudjian

Sorti en France le 4 septembre 2019

Troisième long métrage (il en a sorti deux cette année) de ce réalisateur quasiment inconnu, qui a fait surtout de la télévision.

C’est en réalité une comédie sur des ringards, avec des acteurs inconnus eux aussi. Rien n’y est vraisemblable, mais on s’amuse.

Soit dit en passant, j’étais le seul spectateur dans la salle. Il faut croire que ce réalisateur n’attire personne, et que son film ne fera pas une longue carrière, bien qu’il en soit à un mois d’exclusivité.

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

Au nom de la terre

Lundi 7 octobre 2019

Réalisé par Édouard Bergeon

Sorti en France (à Marmande) le 4 juillet 2019

Pierre a vécu aux États-Unis, avant de regagner la France et l’exploitation familiale, entreprise d’élevage de moutons tenue alors par son père. Mais, avec les années, il s’est endetté, a tenté de se lancer dans un élevage d’agneaux, puis de poulets, avant qu’un incendie accidentel détruise ses installations. Il sombre dans la dépression, reste au lit toute la fournée, se met à fumer, puis est hospitalisé. Lorsqu’il est rendu à la vie normale, il meurt, sans doute d’un empoisonnement.

Le réalisateur rend un hommage à son père décédé en 1999, qui a été paysan lui aussi. Le film conclut en mentionnant qu’aujourd’hui, en France, un agriculteur se suicide chaque jour. On comprend pourquoi. Le film, qui est le premier long-métrage de fiction de son auteur, sans tenir aucun discours, se borne à montrer la réalité, cruelle et pitoyable.

En bref : à voir.Haut de la page

Alice et le maire

Lundi 14 octobre 2019

Réalisé par Nicolas Pariser

Sorti en France (Festival de Cannes) le 18 mai 2019

Sorti en France le 2 octobre 2019

Le film, très sage, permet d’observer les mœurs politiques au sein d’une grande et trop luxueuse mairie socialiste de province, Lyon. Alice, jeune femme qui a passé beaucoup de temps à faire des études, principalement de philosophie, est engagée au service du maire qui... n’a plus d’idées. Or elle a du mal à comprendre ce qu’on veut d’elle. Et, très vite, elle se fait beaucoup d’ennemis !

Mais le maire se satisfait de ce qu’elle produit, et vise plus haut, l’Élysée. Inutile de dire qu’il n’y arrivera pas, et il finit par démissionner de la politique.

Pénétrer par ce biais les arcanes de la politique, qui restent incompréhensibles, est intéressant, mais le film est davantage une curiosité qu’autre chose. Néanmoins, c’est très bien filmé. Un peu trop bien, car j’ai relevé un truc de scénariste : l’un des dialogues entre les deux personnages principaux se déroule avec, comme fond sonore, joué au piano, Le clair de Lune de Debussy. Or ce dialogue se termine exactement au moment où la musique change de thème, après la mesure 24. Difficile de croire à autre chose qu’un truc de scénariste !

En bref : à voir.Haut de la page

L’angle mort

Mercredi 16 octobre 2019

Réalisé par Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic

Sorti en France (Festival de Cannes) le 17 mai 2019

Sorti en France le 16 octobre 2019

Alors même qu’il est encore un bébé, Dominick disparaît aux yeux de sa mère : il est devenu invisible. Adulte, il a pris conscience de cet état, mais comme cela ne lui rapporte rien, et que tout tourne mal, il tente de le dissimuler. Et les autres invisibles ont tendance à se suicider. Finalement, le film ne raconte rien d’intéressant.

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le jeudi 17 octobre 2019.