JPM - Films vus à la télé - Juin 2011

Films vus à la télé - Juin 2011

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées (en italiques, autres que des films) : Jason et les ArgonautesArgonauticaLe prisonnier – Chapeau melon et bottes de cuir – The Kentuckian – Beneath the 12-Mile Reef – Tempête sous la mer – Five fingers – L’affaire Cicéron – North by Northwest – The day the Earth stood still – Cape Fear – Vertigo – Escale à HollywoodAnchors aweigh – Le bal des sirènes – Ziegfeld Follies – Les trois mousquetaires – Show Boat – Scaramouche – Kiss me Kate – The Eddy Duchin story – La blonde ou la rousse – Bye bye Birdie – L’amour en quatrième vitesse – Les trois caballeros – Deuxième Rhapsodie hongroiseDonkey serenade – Un Américain à Paris – Entrons dans la danse – Le pirate –  Un jour à New York

Personnes citées : Don Chaffey – Jan Read – Beverley Cross – Apollonios Rhodios – Ray Harryhausen – Bernard Herrmann – Martin Scorsese – George Sidney – Isobel Lennart   Nathalie Marcin – Elvis Presley – Gene Kelly – Fred Quimby – Frank Sinatra – Dean Stockwell – José Iturbi – Franz Liszt – Oscar Levant – Fred Astaire – Ginger Rogers – Stanley Donen

Jason et les Argonautes

Vendredi 17 juin 2011 - Ciné + Classic

De Don Chaffey, en 1963. Titre original, Jason and the Argonauts. Scénario de Jan Read et Beverley Cross d’après le poème Argonautica, d’Apollonios Rhodios. Durée, 1 heure et 44 minutes. Couleurs (Eastmancolor), format 1,85/1. Sorti aux États-Unis le 19 juin 1963, en France le 9 octobre suivant.

Don Chaffey, réalisateur britannique n’ayant plus fait que de la télévision à partir de 1981 (Le prisonnier, Chapeau melon et bottes de cuir, et bien d’autres séries), avait néanmoins commencé au cinéma trente ans plus tôt. Le présent film est son seul péplum, et l’un des rares venus du Royaume-Uni. Or, malgré l’absence de vedettes, il est très réussi, grâce notamment aux trucages, extraordinaires pour l’époque où l’on ne connaissait pas les trucages numériques, et qui sont dus au grand maître Ray Harryhausen, d’ailleurs producteur associé. Harryhausen considéra ce film comme son meilleur, et la séquence du combat avec les sept squelettes surgis de terre, qui ne dure que trois minutes, lui demanda quatre mois de travail.

Quant à Bernard Herrmann qui a composé la musique, il n’est pas en grande forme, car les mélodies guerrières et les danses orientales ne sont pas vraiment sa spécialité. Il s’en tire en utilisant de nombreux extraits des musiques de ses autres films : The Kentuckian (1955), Beneath the 12-Mile Reef (en français, Tempête sous la mer, 1953), Five fingers (en français, L’affaire Cicéron, en 1952), et en adaptant des sonorités venues de North by Northwest (1959), The day the Earth stood still (1951), Cape Fear (celui de 1962, pas le navet de Scorsese de 1991) et Vertigo (1958).

Le film est très distrayant, même si l’histoire n’a pas de fin !

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Escale à Hollywood

Vendredi 17 juin 2011 - Ciné + Classic

De George Sidney, en 1945. Titre original, Anchors aweigh – ce qui signifie « Levez l’ancre ! ». Scénario d’Isobel Lennart, d’après une histoire de Natalie Marcin. Durée, 2 heures et 23 minutes. Couleurs (Technicolor), format 1,37/1. Sorti aux États-Unis le 14 juillet 1945, en France le 23 avril 1947.

George Sidney (1916-2002) est un cinéaste de grand talent, injustement méconnu chez nous. Après vingt-trois courts métrages (qui aujourd’hui apprend son métier aussi longtemps ?), il signe trente-deux films, dont trois téléfilms, certains très importants et connus de tous : Le bal des sirènes, trois sketches de Ziegfeld Follies, Les trois mousquetaires dans sa meilleure version, Show Boat, Scaramouche, Kiss me Kate, The Eddy Duchin story, La blonde ou la rousse, Bye bye Birdie et L’amour en quatrième vitesse (avec Elvis Presley). En réalité, presque tout le monde a vu au moins un film de George Sidney !

Anchors aweigh est une comédie musicale dont les numéros de danse ont été conçus et joués par Gene Kelly, notamment cette séquence d’anthologie où il chante et danse en compagnie d’un personnage de dessin animé, une souris venue des films de Fred Quimby – un truc qui avait été inventé l’année précédente dans Les trois caballeros, produit par les Studios Disney. Il a aussi un numéro de danse avec Frank Sinatra, qui est son principal partenaire dans le rôle d’un marin naïf, et qui danse très bien. Dean Stockwell, garçon ravissant et talentueux qui, à neuf ans, interprète son deuxième film (il en a actuellement 192 à son actif et travaille toujours, à 75 ans), est l’enfant qui déclenche toute l’action en prétendant vouloir s’engager dans la marine. Le seul défaut du film est sans doute qu’il est trop copieux, sa durée étant dès lors excessive : on sait bien qu’une comédie ne devrait pas durer plus d’une heure et demie.

Notons aussi la présence du pianiste virtuose José Iturbi, qui joue son propre rôle de vedette de la télé, et interprète aussi bien la Deuxième Rhapsodie hongroise de Liszt (au Hollywood Bowl, avec une quinzaine de jeunes pianistes en accompagnement !) que la version pour piano de la célèbre chanson Donkey serenade, connue de chacun aux États-Unis. Mais Iturbi, dans ses quelques films, joue son propre personnage, et ne possède pas le génie comique d’un autre pianiste de cinéma, Oscar Levant, qui fut le partenaire de Gene Kelly pour Un Américain à Paris, et de Fred Astaire et Ginger Rogers pour Entrons dans la danse.

Notons enfin que plusieurs séquences annoncent les films à venir de Gene Kelly (Les trois mousquetaires, Un Américain à Paris et Le pirate), et que Kelly et Sinatra se retrouveront en 1949 dans Un jour à New York, cette fois dirigé par Stanley Donen et Kelly lui-même.

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Dernière mise à jour de cette page le mercredi 19 mars 2014.