JPM - Films vus à la télé - Mars 2013

Films vus à la télé - Mars 2013

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées (en italiques, autres que des films) : Antoine et Antoinette – La grande illusion – Fanny – Ali Baba et les quarante voleursMille et une nuits – Topaze – Montparnasse 19Les Montparnos – Les amants de Montparnasse

Personnes citées : Jacques Becker – Maurice Griffe – Françoise Giroud – Noël Roquevert – Brigitte Auber – Nicole Courcel – Louis de Funès – Jean-Marc Tennberg – Jean-Marc Thibault – Marc Maurette – Maurice Griff – Cesare Zavattini – Antoine Galland – Fernandel – Henri Vilbert – Samia Gamal – Michel-Georges Michel – Gérard Philipe – Lilli Palmer Alfred Hitchcock – Lino Ventura – Anouk Aimée – Lila Kedrova – Marianne Oswald – Judith Magre – Stéphane Audran – Jacques Marin – Paul Mercey – François Perrot – Pierre Richard – Amedeo Modigliani

Antoine et Antoinette

Jeudi 14 mars 2013 - Ciné+ Classic

De Jacques Becker, en 1947. Scénario du réalisateur, avec Maurice Griffe et Françoise Giroud. Durée, 1 heure et 18  minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 27 septembre 1947.

Antoine Moulin, typographe, est marié à Antoinette, qui travaille comme vendeuse dans un grand magasin parisien. Ils ne sont pas riches, mais heureux, car ils s’aiment. Comme eux, tous leurs voisins sont des gens simples, mais Antoinette est convoitée par M. Roland, le patron plein aux as de la grosse épicerie en bas de chez eux, et qui lui fait une cour assidue mais passablement lourdingue.

Puis Antoine achète un dixième de la loterie nationale, billet qui doit gagner 800 000 francs (de l’époque, des anciens francs). Le pactole ? Non, car il égare le billet ! La suite est une course pour retrouver le billet perdu, que celui qui l’a trouvé veut lui rendre, mais... ce n’est pas le bon, puisque Antoine, étourdiment, l’avait changé de place.

Mais tout se terminera bien, M. Roland recevra une correction bien méritée, Antoine pourra s’acheter la moto dont il rêve, et tout le monde sera heureux.

Non, je ne me moque pas, car ces petites gens, à l’exception du vilain M. Roland (c’est Noël Roquevert, qui jouait toujours les salauds sympathiques), sont gentils et pas compliqués, à l’image du cinéma français de l’après-guerre. Dans des rôles minuscules, on reconnaît d’ailleurs de futures vedettes, lesquelles, ici, ne sont même pas nommées au générique : Brigitte Auber, Nicole Courcel, Louis de Funès, Jean-Marc Tennberg et Jean-Marc Thibault.

Jacques Becker est mort jeune et n’a réalisé que dix-sept films, tous bons. Quant à sa coscénariste, c’était Françoise Giroud, qui avait été script-girl pour La grande illusion et pour Fanny !

En bref : à voir.Haut de la page

Ali Baba et les quarante voleurs

Jeudi 21 mars 2013 - Ciné+Classic

De Jacques Becker, en 1954. Scénario du réalisateur, avec Marc Maurette et Maurice Griffe, sur une histoire de Cesare Zavattini. Durée, 1 heure et 32  minutes. Couleurs (Eastmancolor), format 1,37:1. Sorti en Allemagne de l’Ouest le 21 décembre 1954, en France le 24 décembre 1954.

Bonne idée que de repasser les films de Jacques Becker, même si ce film-ci est tout à fait mineur : on sent la commande et le travail alimentaire ! Mais il a tout de même été tourné en extérieurs, à Taroudant, au Maroc, et les figurants sont bien du pays. Naturellement, il n’a été bâti que pour mettre en valeur Fernandel, qui en fait des tonnes comme à son habitude ; mais ici, ce n’est pas déplacé, puisque nous sommes dans une fantaisie assumée. Il est néanmoins curieux que tant de personnages aient l’accent marseillais.

Notons que la plupart des spectateurs croint fermement que cette histoire vient des Mille et une nuits, or c’est faux, ce conte ne figure pas dans l’édition originale. Il semble avoir été inventé par le premier traducteur français, Antoine Galland (1646-1715).

Fernandel retrouve son partenaire de Topaze, Henri Vilbert. Il y a aussi, pour la couleur locale, une vedette égyptienne, Samia Gamal, spécialiste de la danse du ventre, et qui n’est pas terriblement distinguée.

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

Montparnasse 19

Jeudi 28 mars 2013 - Ciné+Classic

De Jacques Becker, en 1958. Scénario du réalisateur et de Michel-Georges Michel, d’après son roman Les Montparnos. Durée, 1 heure et 48 minutes. Noir et blanc, format 1,66:1. Sorti en France le 4 avril 1958.

Le générique est impressionnant : Gérard Philipe, illustre acteur de théâtre, Lilli Palmer, interprète d’Hitchcock, Lino Ventura, Anouk Aimée, Lila Kedrova, également interprète d’Hitchcock, Marianne Oswald, Judith Magre, Stéphane Audran, Jacques Marin, Paul Mercey, François Perrot, Pierre Richard. Et pourtant, le film est raté !

L’histoire ne convenait sans doute pas au réalisateur, et, personne n’ose le dire, Gérard Philipe plombe le film, car il surjoue beaucoup. Je ne l’ai jamais vu au théâtre, question de génération, mais, dans la plupart des films, il en fait trop et semble ignorer la sobriété qui convient au cinéma...

Si bien que cette biographie de Modigliani ennuie. Jusqu’au titre, qui a été modifié : le film devait s’appeler Les amants de Montparnasse, car c’était la mode du moment.

Le film a été un insuccès. Ce n’est pas étonnant.

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le mercredi 11 septembre 2013.