JPM - Films vus à la télé - Juin 2016

Films vus à la télé - Juin 2016

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées (en italiques, autres que des films) : Lady Paname – Quai des Orfèvres – Le secret de Green KnoweFrom time to timeDownton Abbey – Secrets lies – Le capitaine FracasseCyrano de Bergerac

Personnes citées : Abel Gance – Fernand Gravey – Edmond Rostand

Lady Paname

Vendredi 17 mai 2016 - Ciné+ Classic

D’Henri Jeanson, en 1950. Scénario du réalisateur. Durée, 1  heure et 53 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 26 mai 1950.

Ce film a la particularité d’être la seule réalisation du meilleur scénariste-dialoguiste français, Henri Jeanson, qui a par ailleurs signé 90 scénarios ! Très estimé, il a pu avoir une foule de grands acteurs pour sa distribution, dont Louis Jouvet et Suzy Delair, qui avaient déjà joué en 1947 dans Quai des Orfèvres, chef-d’œuvre de Clouzot. Naturellement, Suzy Delair, qui était une grande chanteuse – et qui, née en 1917, est la seule survivante du film – interprète un rôle de chanteuse, au centre d’une histoire qui se déroule dans le milieu du music-hall.

Paradoxalement, le scénario n’est pas très fameux, mais les acteurs sauvent tout : outre les vedettes, on y trouve Henri Guisol, Henri Crémieux, Raymond Souplex, Jane Marken, Monique Mélinand, Germaine Montero, Georges Douking et Odette Laure. Néanmoins, cela ne suffit pas, à l’époque, pour assurer le succès au film, qui du reste est trop long pour ce qu’il raconte.

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Le secret de Green Knowe

Lundi 27 juin 2016 - Ciné+ Famiz

De Julian Fellowes, en 2009. Titre original, From time to time. Scénario du réalisateur, d’après un roman de Lucy M. Boston. Durée, 1  heure et 32 minutes. Couleurs, format 1,85:1. Sorti au Royaume-Uni (Festival de Londres) le 15 octobre 2009. Jamais sorti en France.

Julian Fellowes a beaucoup joué, beaucoup écrit et produit, dont l’excellentissime Downton Abbey, mais n’a réalisé que deux films, celui-ci étant le second, quatre ans après Secrets lies, que malheureusement je n’ai pas vu. Il adapte ici un roman sur les voyages dans le temps, mais en mélangeant les deux époques, 1944 et le début du dix-neuvième siècle. Au centre de l’histoire est un garçon de treize ans, Tolly (hélas mal joué par un jeune acteur pas très convaincant, mais bien entouré par de très bons acteurs britanniques, dont trois furent réengagés dans Downton Abbey : Maggie Smith, Hugh Bonneville et Allen Leech ).

Tolly est envoyé par sa mère chez sa grand-mère paternelle, qui vit dans un vieux manoir ayant jadis brûlé en partie, et la vieille dame, entourée de vieux domestiques qui l’adorent, a si peu d’argent qu’elle songe à tout vendre. Quant au père de Tolly, il a disparu à la guerre, mais son fils veut croire qu’il est seulement prisonnier en Allemagne – mais la fin révèlera que l’homme a bel et bien péri.

Or la maison est peuplée de fantômes, qui du reste n’effrayent personne, et incarnent les personnes qui la peuplaient en 1805. Tolly navigue constamment entre les deux époques, tantôt invisible, tantôt vu par les fantômes. Et il va résoudre un mystère...

Le film est très romanesque, parfois émouvant, et il ne dure pas trop longtemps, qualité qui tend à disparaître.

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Le capitaine Fracasse

Jeudi 29 juin 2016 - Ciné+ Classic

D’Abel Gance, en 1943. Scénario et dialogues du réalisateur et de Steve Passeur et Claude Vermorel, d’après le roman de Théophile Gautier. Durée, 1  heure et 48 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 19 juin 1943.

Abel Gance fut à la fois un pionnier du cinéma, inventeur de l’écran large, et un visionnaire, qui pensait en images. Son film respecte à peu de choses près le roman originel, bien que la mort du bandit Agostin, poignardé par Chiquita qui l’aimait et voulait lui épargner le supplice de la roue, ait été supprimé de l’épilogue.

Les images, superbes, très expressionnistes, et le duel en vers imitant le Cyrano de Bergerac de Rostand, font pardonner l’interprétation par des acteurs bien peu charismatiques. Fernand Gravey lui-même, quoique bon acteur, est beaucoup trop âgé pour le rôle du baron de Sigognac qui devient comédien.

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Dernière mise à jour de cette page le vendredi 1er juillet 2016.