JPM - Films vus à la télé - Décembre 2012

Films vus à la télé - Décembre 2012

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées (en italiques, autres que des films) : Bugsy MaloneHappy days – Les incorruptibles – Certains l’aiment chaud – South Park: bigger, longer and uncutSouth Park, le film - Plus long, plus grand et pas coupéC’était demainTime after time – La machine à explorer le temps – Ziegfeld FolliesThe babbitt and the bromideNumber please22 à AsnièresWhen television comes

Personnes citées : Alan Parker – Scott Baio – Jodie Foster – Trey Parker – Matt Stone – Pam Brady – Nicholas Meyer – Karl Alexander – Steve Hayes – Herbert George Wells – Jack l’Éventreur – Malcolm McDowell – Rod Taylor – . Florenz Ziegfeld – Lemuel Ayers – Roy Del Ruth – Robert Lewis – Vincente Minnelli – George Sidney – Merrill Pye – Charles Walters – Fred Astaire – Gene Kelly – Fernand Raynaud – Henri Salvador

Bugsy Malone

Jeudi 13 décembre 2012 - Ciné Polar

D’Alan Parker, en 1976. Scénario du réalisateur. Durée, 1 heure et 33 minutes. Couleurs (Eastmancolor), format 1,85:1. Sorti aux États-Unis le 15 septembre 1976, en France en mai 1976, au Festival de Cannes, puis en salles le 25août de la même année.

La publicité affirmait qu’on n’avait « jamais vu un film comme ça ». Et, en effet, cette histoire de gansters était jouée... par des enfants ou de très jeunes gens, comme Scott Baio, qui avait quinze ans et demi (plus tard, il sera Chachi dans Happy days), et Jodie Foster, plus connue depuis, et qui avait alors treize ans et demi. Cette idée bizarre n’avait pas eu de précédent, et resta sans suite.

Les incorruptibles et Certains l’aiment chaud semblaient avoir inspiré décors, costumes et personnages, mais les voitures étaient à pédales, et les mitraillettes balançaient du yaourt (ou de la crème, impossible à dire). Le public s’amusait, et le film eut du succès, ce qui n’empêcha pas certains pisse-vinaigre, dont le critique du « Canard enchaîné », de s’offusquer à la vision de ces enfants maniant des « armes à feu ». Mais « Le Canard » est le temple de l’humour, on le sait...

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South Park

Vendredi 14 décembre 2012 - Ciné+ Club

De Trey Parker, en 1999. Titre original, South Park: Bigger, longer & uncut. Scénario de Trey Parker et Matt Stone, d’après leur série télévisée, avec Pam Brady. Durée, 1 heure et 21 minutes. Couleurs, format 1,85:1. Sorti aux États-Unis et au Canada le 30 juin 1999, en France le 25 août 1999.

Vu l’esprit de la série en dessins animés transposée au cinéma, on se doute bien que le titre original est à double sens et se réfère à un autre objet que le film lui-même ! Les dialogues, d’ailleurs hilarants, sont scatologiques et pornographiques, et ne craignent pas de citer des vedettes connues en les ridiculisant. C’est beaucoup plus fort que les Simpson, bien sûr.

Dans le Livre des records de Guinness en 2001, le film a été décrit comme le dessin animé le plus grossier jamais réalisé. On y a relevé 399 jurons (dont 146 fois le mot fuck), 199 gestes et postures obscènes, et 221 actes de violence. Sachant que tous les personnages sont des gosses, on imagine le degré de transgression aux États-Unis ! Mais le plus comique est que la MPAA (la Motion Picture Association of America, association interprofessionnelle qui défend les intérêts de l’industrie cinématographique des États-Unis) a obligé les deux auteurs à modifier le titre de leur film, parce qu’il devait s’intituler « South Park: All hell breaks loose » (c’est-à-dire « Tout l’enfer s’est échappé »), à cause du mot enfer ! C’est vrai ça, il ne faut pas offenser Satan, il pourrait faire un procès. Résultat, le titre final est encore plus subversif...

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C’était demain

Dimanche 23 décembre 2012 - Ciné+ Star

De Nicholas Meyer, en 1979. Titre original, Time after time. Scénario du réalisateur, d’après une histoire de Karl Alexander et Steve Hayes. Durée, 1 heure et 52 minutes. Couleurs (Metrocolor), format 2,35:1. Sorti aux États-Unis le 31 août 1979, en France le 23 janvier 1980.

Histoire plaisante, mais le film est beaucoup moins réussi que La machine à explorer le temps, qui regorgeait de trouvailles visuelles pour exprimer les changements d’époque, et respectait le fait que la machine inventée par Wells restait au même endroit, en dépit du déplacement temporel. Ici, une bourde flanque l’histoire par terre, puisque le même Wells, toujours parti de Londres, se retrouve inexplicablement à... San-Francisco ! L’objet de son voyage n’est pas non plus le désir d’explorer les voies de la science, mais de courir après un criminel, Jack l’Éventreur, qu’il retrouve à notre époque sans s’être donné beaucoup de mal.

Bref, si Malcolm McDowell ne démérite pas après Rod Taylor dans le même rôle, l’histoire est davantage tirée par les cheveux.

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Ziegfeld Follies

Dimanche 30 décembre 2012 - Ciné+ Classic

De Lemuel Ayers (Love), Roy Del Ruth (A sweepstakes ticket), Robert Lewis (Number please), Vincente Minnelli (This heart of mine, Limehouse Blues, A great lady has an interview, The babbitt and the bromide et Beauty), George Sidney (Here’s to the girls, Pay the two dollars et When television comes), Merrill Pye (A water ballet) et Charles Walters (A great lady has an interview, non mentionné au générique). Scénarios de... 38 auteurs ! Couleurs (Technicolor), format 1,37:1. Sorti aux États-Unis le 13 août 1945, en France le 17 décembre 1947.

Florenz Ziegfeld junior, mort en 1932, fut un producteur de revues à New York, et le film imagine que, depuis l’au-delà, il en dirige une dernière. Le résultat est donc une suite hétéroclite de séquences très inégales en qualité, mêlant les sketches comiques, les numéros musicaux et les scènes de danse. C’est Fred Astaire qui se taille la part du lion, puisqu’il apparaît en vedette dans quatre séquences. L’une d’elles, The babbitt and the bromide, est la seule où il fut le partenaire de Gene Kelly, et ce n’est pas réussi, parce que le style en est plus proche de celui d’Astaire que de Kelly, que les trois décors sont moches, les costumes peu attrayants, et que le dialogue, à base de vannes sur eux-mêmes qu’échangent les deux interprètes, ne sont pas très spirituelles. C’est presque lugubre.

Le film, rarement diffusé, offre l’occasion de relever que deux artistes français l’ont plagié : Fernard Raynaud a entièrement « pompé » le sketch Number please pour son 22 à Asnières, et Henri Salvador a démarqué When television comes pour son sketch sur le présentateur de télévision qui fait de la publicité pour du gin et finit ivre mort.

Néanmoins, ce film montre de belles chorégraphies, et offre la seule occasion de voir Fred Astaire grimé en Chinois triste !

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Dernière mise à jour de cette page le jeudi 20 mars 2014.