JPM - Films vus à la télé - Février 2012

Films vus à la télé - Février 2012

 

Il y a aussi des films à la télévision ! De bonnes chaînes du câble ou des satellites en diffusent, souvent d’excellents, parfois de grands classiques. On donnera sa préférence à celles qui ne massacrent pas l’image du film en y inscrivant leur logo, et, bien entendu, qui présentent les œuvres en version originale. Sur les chaînes hertziennes, seule France 3 fait encore cela, très tard, une fois par semaine, dans la nuit du dimanche à lundi ; et encore, pas toutes les semaines, et les horaires annoncés ne sont pas respectés... Tous les films vus ne sont pas traités ici, on ne parlera que des meilleurs, ou des plus intéressants – ce qui n’est pas forcément la même chose.

Œuvres citées : La chartreuse de ParmeIndiscret

Personnes citées : Christian-Jaque – Pierre Jarry – Pierre Véry – Stendhal – Julien Duvivier – Renée Faure – Stanley Donen – Norman Krasna – Ingrid Bergman – Cary Grant

La chartreuse de Parme

Lundi 11 février 2012 - Ciné+ Classic

De Christian-Jaque, en 1948. Scénario du réalisateur, de Pierre Jarry et de Pierre Véry, dialogues de ce dernier, d’après le roman de Stendhal. Durée, 2 heures et 50 minutes. Noir et blanc, format 1,37:1. Sorti en France le 21 mai 1948.

Christian-Jaque est un peu injustement oublié, tout comme certains de ses confrères, au premier rang desquels je placerai Julien Duvivier. C’est que le cinéma qu’il pratiquait fut la cible de ces critiques qui attaquaient ce qu’ils appelaient « la qualité française », puis se reconvertirent plus tard en cinéastes de la Nouvelle Vague, et... ne firent pas mieux !

Le film, tourné en Italie et dont les dialogues ont été dit en français par les nombreux acteurs italiens jouant les rôles secondaires (on les a doublés ensuite), reprend, tout en la modifiant passablement, la trame du roman de Stendhal (la séquence qui ouvre le livre, la bataille de Waterloo, est absente du film, et Fabrice Del Dongo n’a aucune famille). Il est long, peut-être trop, mais réalisé avec soin et semble avoir coûté cher en décors et figuration. Mais il faut avouer que Renée Faure, dans le rôle de Clelia, est une erreur de distribution : elle avait déjà trente ans, et ne peut être crédible en jeune innocente de dix-neuf ans. Le reste de la distribution est parfait.

 

La chartreuse de Parme

 

Le film a été diffusé au Cinéma de minuit de France 3, dernière chaîne, avec Ciné+ Classic, à diffuser encore des œuvres classiques et en noir et blanc. Raffinement suprême, mais qui ne doit être visible que sur les écrans modernes (les écrans cathodiques tronquent les images), la version qu’on a vu affiche encore les coins arrondis de l’écran de cinéma du temps jadis !

En bref : à voir.Haut de la page

Indiscret

De Stanley Donen, en 1958. Scénario de Norman Krasna, d’après sa pièce. Durée, 1 heure et 40 minutes. Couleurs (Technicolor), format 1,85:1. Sorti aux États-Unis le 20 mai 1958, apparemment pas sorti en France.

À Londres, Anna Kalman est une actrice en vue, mais seule. Elle rencontre Philip Adams, qui vit à Paris parce qu’il travaille pour l’OTAN. Ils tombent amoureux, mais Philip, rebelle au mariage, a prétendu être marié avec une femme qui refuse de divorcer : ainsi, il est tranquille ! Mais Anna découvre la vérité, tente de le rendre jaloux, échoue, et il fait mine de rompre, mais... il revient au bout de quelques minutes. Les deux amoureux conviennent que mieux vaut se marier.

De toute évidence, ce film très mineur ne repose que sur cette idée paradoxale qu’une femme veut bien être la maîtresse d’un homme marié, mais pas être courtisée par lui s’il est libre !

C’est fort peu, en effet, et le film n’est qu’une bulle de savon, qui tient surtout par ses deux interprètes, Ingrid Bergman, et Cary Grant, déjà partenaires douze ans plus tôt, chez Hitchcock, dans Les enchaînés, et qui était plutôt un drame.

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

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Dernière mise à jour de cette page le vendredi 24 février 2012.